François Rouilly, Président du Syndicat des Céréales du Petit-déjeuner, revient sur les réussites de 2017 et annonce les grands projets du syndicat pour 2018.





Quel événement a été particulièrement marquant pour votre syndicat en 2017 ?

Le règlement établissant des mesures d’atténuation des teneurs de référence pour l’acrylamide dans les denrées alimentaires a été publié au journal officiel de l’union européenne. C’était très important pour nous car c’est un sujet qui intéresse nos professions depuis des années et donc on a développé un code de bonne conduite pour aider nos adhérents.

Autre chose importante : nous avons continué nos efforts de communication pour promouvoir les catégories des céréales du petit-déjeuner. On a eu de très bons résultats : 20% d’articles positifs en plus par rapport à 2016.



logo cereales 

Comment cela s’est-il concrétisé ?

Les industriels travaillent depuis près de 15 ans pour comprendre comment l’acrylamide se forme et comment limiter la formation de cette substance que l’on dit néoformée. Bien avant le texte européen publié fin décembre 17, l’industrie a développé des outils pour aider les acteurs à mieux maîtriser leur procédé de fabrication vis-à-vis de cette substance. L’acrylamide fait l’objet d’une surveillance des opérateurs et des autorités depuis plusieurs années. La mise en commun des expertises et des connaissances sur ce sujet a permis de prendre des mesures européennes qui savent respecter la diversité et la variabilité produit (nature de céréales diversifiées mais orge blé riz etc…), tout en préservant la santé des consommateurs.

 

Quels ont été les principaux résultats ?

Au sein du secteur nous nous sentions particulièrement concernés par ces mesures et c’est pourquoi nous avons souhaité faire de la pédagogie en ouvrant nos sites de production. Ce moment d’échange a permis de mieux expliquer la problématique mais également d’illustrer les difficultés rencontrées et les conséquences contraignantes de la mise en place de ces mesures.

 

En quoi ce projet a été utile au syndicat ?

Nous sommes fiers d’avoir pu faire progresser les connaissances dans ce domaine et de pouvoir ainsi mieux encadrer les produits.

 

Et en 2018 quelles actions prévoyez-vous ?
Nous avons un gros chantier en 2018 : nous allons essayer de parvenir à un accord collectif en termes de reformulation des produits ainsi qu’un accord sur le marketing responsable et tout cela est vraiment dans la ligne des EGA. C’est vraiment ce qu’attendent les consommateurs. Nous allons également renouer avec une communication positive autour des céréales du petit déjeuner qui compte de nombreux aficionados.