Charles-Antoine de Fougeroux, Président du Syndicat Biscuits & Gâteaux et Directeur Général des Biscuits FOSSIER (Reims) a répondu aux question d’Emmanuelle Ducros de l’Opinion, le 1er décembre 2017, sur le sujet du marché de la biscuiterie en France.



Après avoir rappelé le poids économique du Syndicat : un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’€, 700 millions d’€ à l’export, un syndicat qui représente plus de 90% du marché français des biscuits et gâteaux, 65 entreprises de la TPE à la multinationale, soit une centaine d’usines réparties sur l’ensemble du territoire français, et plus de 13 410 emplois directs, Charles-Antoine de Fougeroux a insisté sur le rôle stratégique de cette activité pour la filière céréalière.


« Industrie de seconde transformation, nous avons à faire ce lien entre céréales et consommateurs. Nous utilisons essentiellement du blé français. »

Les biscuits et gâteaux sont profondément ancrés dans la vie des Français, qui consomment aujourd’hui, en moyenne 24 g / jour de biscuits et gâteaux. Ils sont aussi partie intégrante du territoire, comme le souligne le Président du Syndicat :


« Cela fait partie de l’imaginaire français. On peut citer des produits et immédiatement va arriver la région. Si je vous parle du quatre-quart, vous allez m’évoquer la Bretagne. Si on parle des crêpes dentelles, on évoque aussi la Bretagne. Si on parle du biscuit rose, on va évoquer Reims, si on parle des navettes, on va évoquer Marseille. Donc, à chaque fois qu’on évoque un de ces produits, on évoque une région. »

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Forts d’un savoir-faire qui allie tradition et modernité, les fabricants sont les ambassadeurs à l’international de ce patrimoine culinaire exceptionnel. Les biscuits et gâteaux s’exportent en effet très bien grâce aux matières premières de qualité qui sont utilisées. 25% des biscuits et gâteaux produits sont exportés, principalement et dans l’ordre en Allemagne, au Royaume-Uni, en Belgique, en Italie et en Espagne (pour l’UE en 2016) et aux Etats-Unis, en Australie et au Japon (hors UE en 2016).


Pour le Syndicat des Biscuits & Gâteaux, il est essentiel de tisser le lien de proximité avec les Français et les consommateurs et de transmettre les bonnes pratiques via la formation. Cela se traduit par l’ouverture durant plusieurs jours des ateliers de fabrication des usines tous les 2 ans, grâce au programme des « Fabriques Merveilleuses », dont la prochaine édition se déroulera en 2018.


« Les Fabriques Merveilleuses c’est comme Charlie et la Chocolaterie. Nous ouvrons l’entreprise aux consommateurs pour qu’il puisse voir comment nous travaillons, voir les matières premières que nous utilisons, les farines que nous utilisons. Et il s’aperçoit que nous utilisons strictement ce que, lui, peut utiliser chez lui. Ce sont des recettes simples mais un savoir-faire très important et très ancien ».

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