19. Contribution sur les boissons caféinées

SOLUTION N°19

Eliminer une taxe dénaturée et inappropriée : la contribution sur les boissons contenant de la caféine.

A l’origine, la « taxe caféine » n’était pas destinée au café mais à la lutte contre la surconsommation de boissons énergisantes. Or ces boissons ont été reformulées et sont parvenues à ne pas s’acquitter de cette taxe, et seules les boissons contenant naturellement de la caféine se retrouvent aujourd’hui à la payer. Or, celle-ci jette la suspicion sur les nuisances potentielles de la catégorie café alors que les études concordent en sens inverse.

Au-delà de l’absurdité d’une telle contribution et de son caractère dénigrant pour le café, cette contribution a aussi des effets négatifs au niveau économique.

Tout d’abord, les boissons qui sont redevables de cette taxe particulièrement élevée (1 euro/L) doivent aussi s’acquitter de la taxe sur les boissons non alcoolisées, voire de la taxe sur les boissons sucrées. Au total, la part des taxes dans le produit devient discriminante alors que rien ne le justifie du point de vue sanitaire. Ainsi, dans une boisson de type « boisson lactée au café », le montant total des cotisations représente :

  • 30% du prix de revient (somme des coûts supportés pour la production et la distribution d’un bien) ;
  • 15% du prix consommateur.

Dans un produit similaire non taxé, du fait notamment d’une quantité moindre en café, ces contributions ne représentent que 2% du prix de revient, et moins d’1% du prix consommateur.On peut également constater le décalage entre le montant de la taxe caféine (103,02 euros/hectolitre) et celui des droits sur les vins tranquilles par exemple (3,77 euros/hectolitre), alors que les enjeux en termes de santé publique ne sont clairement pas du même ordre. Le marché du café frappé à boire est pourtant en plein boum en Europe depuis cinq ans. Mais la France, malgré un potentiel de croissance énorme, accuse un retard conséquent du fait d’un niveau de fiscalité injustement élevé. Cette situation comporte plusieurs aspects négatifs. D’abord, peu d’entreprises françaises se sont positionnées sur ce marché où le potentiel à l’export est fort, car le marché national est limité du fait du niveau de fiscalité. Ensuite, la petitesse du marché national fait que de grands groupes ont décidé de ne pas installer de sites de production en France, au détriment notamment des producteurs laitiers car dans une boisson lactée au café, le lait est le principal ingrédient.

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