Présentation
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Catherine Petitjean Présidente de L’Alliance 7

Depuis plus de dix ans, nous vivons un étrange paradoxe. Notre pays a tout pour réussir et devenir le leader mondial de l’agroalimentaire. Nous bénéficions d’une culture culinaire à nulle autre pareille dans laquelle la notion de plaisir est centrale, magnifiée par la littérature, la peinture, dans les oeuvres du 7ème art. Des spécialités régionales et des savoir-faire traditionnels façonnent nos territoires depuis des siècles. La France est le pays des 500 fromages, mais également celui des centaines de confiseries, de biscuits ou gâteaux traditionnels qui font l’identité de tant de territoires. Nous bénéficions en outre d’une puissance agricole unique, dont la qualité des approvisionnements est un gage de succès. Nos travailleurs maîtrisent à la perfection des gestes ancestraux mais ils savent aussi s’adapter, innover pour être à la pointe des nouvelles technologies et prendre le tournant de la robotisation. Enfin et surtout, l’image de la France à l’international c’est celle d’un modèle alimentaire unique au monde et le fait d’être la première destination touristique mondiale ne fait que la renforcer. Forts de tous ces atouts, nous devrions être la première puissance agroalimentaire à travers le monde. Les catégories de nos professions, celles de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, devraient toutes être en pleine croissance du fait du développement des marchés émergents et la balance commerciale se rétablir. Et pourtant, en dix ans le déficit de la balance commerciale des secteurs de L’Alliance 7 a plus que doublé, passant de 99 millions d’euros en 2004 à 2,1 milliards d’euros en 2014.

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NOTRE PAYS A TOUT POUR RÉUSSIR ET DEVENIR LE LEADER MONDIAL DE L’AGROALIMENTAIRE.

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Nous souhaitons que le gouvernement dont se dotera la France en 2017 prenne conscience de l’impérieuse nécessité de maintenir le tissu industriel et de continuer à s’approvisionner majoritairement auprès des agriculteurs français. Il s’agit de regarder en face le fait que nos secteurs souffrent de la guerre des prix – menée par la grande distribution et favorisée par la loi – qui vient accentuer le manque de compétitivité intrinsèque à notre pays. Nulle entreprise ne peut réussir sans investir. Si le CICE a été une bouée de secours ces dernières années, force est de constater que les marges des entreprises adhérentes à L’Alliance 7 ont continué de baisser et les défaillances des entreprises de nos secteurs de progresser.

Nous, chefs d’entreprises adhérents aux neuf syndicats de la Fédération L’Alliance 7, avons décidé de prendre acte de ce constat avec lucidité. Nous sommes convaincus que nous avons tout pour réussir, que dans nos métiers la France peut redevenir pleinement attractive. Nous avons fait le choix de nous investir dans une fédération que nous souhaitons active et apporteuse d’idées. Nous souhaitons rassembler les entreprises et les idées qu’elles peuvent avoir.

Ce cahier de 35 solutions propose de donner à ces entreprises un nouvel élan, grâce à des mesures simples et efficaces pour aider au redressement de nos secteurs d’activités.

Nous sommes convaincus que la réussite économique des entreprises dépend d’abord de l’imagination et de la force entrepreneuriale de leurs dirigeants. Nous ne nous tournons pas vers les responsables politiques pour leur demander de réussir à notre place. Mais nous avons une certitude, celle que tout n’est pas fait dans notre pays pour permettre la réussite de nos professions et pour favoriser le développement de nos entreprises.

Agir en faveur du développement des entreprises, c’est avant tout ne pas leur nuire en multipliant les nouvelles réglementations, notamment nationales, alors que tant de règles européennes existent déjà ou en alimentant le discours de dénigrement que subit l’industrie dans son ensemble. Nous avons besoin d’une administration bienveillante, qui nous épaule, plutôt que d’une administration focalisée sur le contrôle. Nous avons besoin d’un interlocuteur fiable et stable et nous le disons : les intérêts de la première industrie du pays – celle de l’agroalimentaire – étaient mieux pris en compte quand nous avions un ministre de plein exercice. Nous avons besoin par ailleurs d’une politique sociale et fiscale dont le but premier est de gagner en attractivité pour permettre le développement des entreprises donc de l’emploi.

Nous souhaitons que le développement de toutes les entreprises, de la multinationale à la TPE, soit la préoccupation de tous. Ayons cette double ambition : – Que 100% des PME soient positionnées à l’export, car c’est là que se trouve le gisement de croissance et où nos entreprises réalisent le plus de marges leur permettant par la suite d’innover et d’embaucher ; – Que notre pays redevienne attractif pour que les grands groupes internationaux fassent le choix d’établir leurs sites de production en France quand ils souhaitent bâtir une nouvelle usine en Europe, ce sont eux qui représentent les plus importants viviers d’emplois.

Notre ambition est de faire de la base France une référence pour la production agroalimentaire. Nous voulons réussir à exporter davantage et nous voulons augmenter la part de la consommation issue de la production nationale. Nous avons tout pour réussir, alors réussissons : en moins de dix ans, rétablissons la balance commerciale de nos métiers, rétablissons notre dynamique de croissance, rétablissons la fierté de ce que nous sommes, et de ce que nous faisons.

Consulter le rapport complet des 35 solutions ici.

 

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